Deux ans ce sont écoulés depuis le décès de Grégory Lemarchal emporté par la mucoviscidose, le 30 avril 2007. Deux ans que sa compagne, Karine Ferri ce bat contre l'absence, le manque, la peine. Tête haute, décidée à continuer le combat de celui qu'elle a tant aimé contre la maladie (elle est engagée au près des parents de Grégory dans l'association qu'ils ont créée), la jolie présentatrice du "star Six Music" et de "Fan de", sur M6, fait le point. Et ne mâche pas ses "maux"...
Gala : Vos rendez-vous à la terrasse de cafés, en compagnie de charmant jeunes hommes, font régulièrement la une des magasines...
Hélas ! Je me sens épiée, traquée. Il suffit que je sois souriante aux coter d'un collègue ou d'un ami pour que l'on en tire des conclusions hâtives.
Les rumeurs infondées inondent la presse quasiment toutes les semaines, c'est ridicule. Et problématique : j'ai des copains qui déclinent mes invitations à boire un verre parce que qu'ils craignent de se retrouver dans un journal ! Si un jour, je noue à nouveau une relation sérieuse, cela ne regardera que moi.
Vous sentez-vous libre de vivre une nouvelle histoire d'amour ?
Aujourd'hui, ma priorité, c'est mon travail, mais je ne m'empêche pas d'y croire. Je prend la vie comme elle vient. Mais l'amour n'est pas encore au rendez-vous. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. J'ai déjà eu la chance de vivre une histoire merveilleuse avec Grégory. Et si quelqu'un survient dans ma vie, j'espère d'abord que tout ce passera bien et qu'il acceptera que Grégory soit à jamais présent dans mon coeur.
Est-il si difficile à remplacer ?
Mais il n'est pas question de le remplacer ! Jamais. Chercher à retrouver un homme qui lui ressemble, c'est perdus d'avance. Grégory était unique, exceptionnel. Si, un jour je rencontre quelqu'un, je l'aimerais, mais différemment. Ce sera une autre histoire.
On a quand même l'impression que vous n'avez pas tourné la page...
Grégory fait partit de mon histoire, je fais partis de la sienne. Le manque et la souffrance sont toujours là. Je les est apprivoisés. Quand il est partit, j'aurais pu rester dans mon coin à me lamenter, entretenir la tristesse. J'ai choisi de me battre. De vivre. Quiconque a connu Grégory, été témoin de la façon dont il luttait dans l'adversité contre la maladie, ne peut pas baisser les bras. Quand j'ai le blues, j'aime écouter son interprétation de Show Must Go On. J'y puise l'énergie d'avancer. Mais je n'est besoin ni d'objet, ni de photos, ni de date pour me souvenir de lui. Il est là à chaque instant.
Vous êtes très associée à lui, à son nom, son image. Cela vous pèse t-il ?
Non. Au contraire. Je pense que Karine Ferri et Grégory Lemarchal iront toujours de paire. Cela ne me pose aucun problème. Prenez France Gall : on l'associe toujours à Michel Berger et elle continue à vivre, à parler de lui, à célébrer les 30 ans de Starmania... Évidemment, notre histoire à nous est différente, mais la passion ne se mesure pas au nombre d'années partagées. Je suis fiers de Greg, de son parcours, de l'homme qu'il était. Ce qui me pèse, ce sont toutes les méchancetés qui ont été dites et écrites sur notre compte.
On vous a notamment reproché de profiter de sa disparition pour satisfaire vos ambitions professionnelle...
Cela ma fais beaucoup de mal. Mais je connais la vérité. Greg, sa famille et la mienne aussi. C'est ce qui compte, et tant pis pour ceux qui pensent que j'ai pu exploiter la souffrance, de quelque manière que ce soit. Je ne veux pas perdre min temps à répondre à des calomnies. Mon énergie, je préfère la dépenser dans le combat contre la mucoviscidose.
Vous avez 27 ans. Un âge où l'on songe à fonder une famille, avoir des enfant...Cela rentre t-il dans vos projets ?
Ce n'est clairement pas une priorité. Mais je ne fais pas de plan. Et j'espère que cela m'arrivera un jour parce que j'ai le droit au bonheur. C'est ce que Grégory souhaiterait pour moi.
Texte entièrement recopié par moi donc ne pas prendre sans mettre de lien. Merci :)